Le mercredi soir, 19h30
Conférences UQAR- Musée régional de Rimouski
9 avril 2009
Ces conférences sont organisées conjointement par l'UQAR et le Musée régional de Rimouski. Le mercredi soir, 19h30, au Musée régional de Rimouski. Entrée libre. Bienvenue à tous.
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CONFÉRENCES TERMINÉES

Mercredi 11 mars 2009, 19h30
« La Maison Louis-Bertrand, de l’Isle-Verte, témoin de 150 ans de vie bas-laurentienne », par Karine Hébert et Julien Goyette, professeurs en histoire à l’UQAR.
En 2005, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) est devenue propriétaire, par legs, de la Maison Louis-Bertrand, construite en 1853 à l’Isle-Verte. Les gouvernements fédéraux et provinciaux ont reconnu la valeur patrimoniale et historique de cette Maison en la désignant « Lieu historique national » et « Monument historique classé ». Cette double reconnaissance repose sur l’intégrité de son architecture et de sa décoration intérieure, ainsi que sur son association à l’histoire de la famille Bertrand, qui a marqué le développement du Bas-Saint-Laurent sur le plan économique, politique, culturel et social.
Cette conférence vise à présenter la Maison Louis-Bertrand à la population régionale, ainsi qu’à faire valoir son importance historique, patrimoniale, commémorative, scientifique et pédagogique. Quelles sont les principales caractéristiques architecturales de la Maison ? Qui étaient ses propriétaires et ses habitants? Que peut-elle nous révéler sur l’histoire du Bas-du-Fleuve? Quelle est sa valeur en tant que laboratoire d’histoire et d’archéologie ? Nous tenterons de répondre à toutes ces questions. Site de la Maison Louis-Bertrand>
Mercredi 25 mars 2009, 19h30
« Le paysage, luxe ou nécessité pour le développement de nos régions? », par Marie-José Fortin, professeure en développement régional à l’UQAR.
Le paysage apparaît comme une préoccupation de plus en plus importante dans nos sociétés contemporaines. Cette préoccupation est exprimée de diverses façons. On pense évidemment aux débats observés autour de projets de développement et d’aménagement, comme Rabaska ou, plus près de nous, de parcs éoliens. On pense aussi à des démarches entreprises par des groupes et associations pour mettre en valeur leur territoire, tout comme aux mouvements de population qui choisissent leur lieu de résidence en fonction de la qualité du paysage. Dans cette perspective, la question du paysage devient un enjeu pour le développement des régions.
Mais comment faire face à cet enjeu et inscrire cette question au cœur des décisions touchant les territoires? Si on considère qu’on ne peut discuter du goût et des couleurs, est-il alors possible de discuter des paysages? De nouvelles approches et démarches sont proposées à cette fin, au Québec et en Europe. Lors de la conférence, Marie-José Fortin décrira les principaux changements apportés par ces démarches qui insistent, entre autres, sur l’implication des citoyens et la prise en compte de leurs savoirs. Nous verrons ainsi pourquoi leur mise en oeuvre n’est pas facile, car, le «beau» paysage des uns, n’est pas toujours celui des autres… Plus encore, discuter de paysage, c’est parler au-delà des formes visibles pour aborder d’autres sujets complexes comme la qualité de vie, le patrimoine, l’environnement, l’équité, la démocratie. Enfin, il s’agit de discuter collectivement du devenir souhaité d’un territoire et du sens du développement.
Mercredi 1er avril 2009, 19h30
« Espoir ou désespoir ? Quelle éthique pour la littérature ? », Kateri Lemmens, professeure de littérature à l’UQAR.
En prenant comme point de départ certaines des réflexions contenues dans le brillant et polémique essai Professeurs de désespoir, de Nancy Huston (2005), cette conférence se questionnera sur la présence de l’espoir et du désespoir dans la littérature «européenne» contemporaine et sur la «légitimité éthique» de ces grands thèmes littéraires.
Les écrivains d’aujourd’hui sont-ils vraiment obnubilés par le néantisme, le nihilisme et le désespoir ? Ne valorisent-ils plus que des postures et des récits cyniques, désespérés, voire pathologiques? Mais surtout, peut-on penser qu’il peut exister un autre type de rapport au désespoir et à l’espoir, une vision née de la complexité et qui sache que le jour tient aussi de la nuit? Voici ce que je me propose d'examiner, à l’aide d’exemples empruntés à la philosophie, aux lettres contemporaines et à divers petits récits.

Mercredi 8 avril 2009, 19h30
« L'union forêt et société, un mariage entre l'amour et la raison! Regard social sur l'état de la recherche forêt et société au Québec depuis les années 1950 », par Maude Flamand-Hubert et Nathalie Lewis, étudiante et professeure en développement régional à l’UQAR.
Lorsqu’on parle de la forêt au Québec, c’est surtout pour souligner que les choses ne vont pas très bien : baisse des possibilités forestières, pertes d’emplois, fermeture d’usines… Voilà des réalités qui sont devenues trop courantes, mais qui ne montrent qu’un volet de l’univers forestier. Au-delà cette conjoncture, peut-on mieux comprendre les liens qui existent entre la population et sa forêt ? Y-a-t-il quelque chose de plus profond – ou plutôt, de plus global – qui nous lie à la forêt ? Jusqu’où peut-on consommer la ressource ligneuse à des fins économiques sans risquer de perturber les écosystèmes ?
Malgré son apparente nouveauté, l’angle social de la question forestière a été étudié au Québec dès les années 1960. Au-delà de l’aspect économique, on commence alors à s’interroger sur la nécessaire conciliation des usages en territoire forestier… Les tenants de l’écologie et des loisirs en forêt ajoutent leurs propos au débat. Comment gérer ces ressources multiples? Parallèlement, d’autres chercheurs vont s’intéresser au développement des régions, aux conditions de vie des collectivités. La forêt devient alors un mode de vie et un terreau de vie sociale. En soi stimulante, cette lecture permet de mieux comprendre les débats actuels et passés sur l’occupation politique, économique et sociale de notre territoire forestier.
Mercredi 15 avril 2009, 19h30
« Les problèmes de comportement à l'école : mieux comprendre pour mieux intervenir », par Julie Beaulieu, professeure en adaptation scolaire à l’UQAR.
Depuis quelques années, les problèmes de discipline et de comportement prennent de l’ampleur dans nos écoles primaires et secondaires. Ils constituent une réalité à laquelle les enseignants sont confrontés dans leur pratique quotidienne. Désobéissance, opposition, inattention, passivité, agressivité… Voilà quelques-uns des comportements manifestés par des élèves présentant des problèmes de comportement à l’école. La fréquence des expulsions, les difficultés sur le plan des apprentissages, l’abandon scolaire et le décrochage professionnel chez les enseignants témoignent de l’importance d’accorder une attention particulière à cette problématique, mais surtout à ces jeunes.
Cette conférence a pour but de mieux comprendre le phénomène des problèmes de comportement à l’école et à proposer des stratégies de prévention et d’intervention pour œuvrer auprès de ces jeunes. Difficultés de comportement ou troubles du comportement? Quelles sont les caractéristiques de ces jeunes? Quels sont leurs principaux besoins? Quelles sont les stratégies efficaces pour prévenir les problèmes de comportement à l’école?
Mercredi 22 avril 2009, 19h30
« La biodiversité et son importance », par Philippe Archambault, professeur à l’ISMER-UQAR.
La biodiversité est un terme à la mode. Tout le monde s'entend pour dire que c'est important, mais pourquoi ? Comment peut-on apprécier ou estimer la valeur de la biodiversité? La biodiversité peut être évaluée selon différentes façons: son agrément, son charme, sa moralité. Elle peut aussi être mesurée par son utilité, que ce soit pour l’être humain (valeur humaine) ou dans la nature (valeur écologique). Cette diversité d'espèces sur terre compte beaucoup pour les êtres humains, directement ou indirectement, et ce, de plusieurs manières.
Ce domaine de la biologie qu'on appelle la biodiversité doit retenir davantage notre attention car de plus en plus d'études montrent clairement que l'exploitation à outrance de nos ressources altère le niveau de vie et de santé de l’être humain. Il a également été montré que les « services partagés par un écosystème sain » peuvent atténuer les impacts des catastrophes naturelles, et que la biodiversité est la base fondamentale de la santé de ces services. Par contre, devons-nous absolument assigner une valeur à une espèce, à un habitat ou à un écosystème pour les protéger? On sait que les politiciens, les économistes et le public appuient souvent leurs décisions sur la « valeur » des choses.